Maxim, 17 ans

C’est difficile de se dire qu’on n’aura pas une famille comme les autres, qu’on sera... «différent». Ça prend du temps de prendre conscience de ce que l’on est. Le plus important, c’est de prendre ce temps. Je crois que je n’ai pas eu besoin d’énormément de temps, en comparaison avec certaines personnes. J’ai pris le mien, c’est tout. Je me suis rendu compte assez vite de ce que j’étais vraiment, et de ce que je valais. On ne peut pas être comme tout le monde! Il en faut, des gens «différents»! Après la prise de conscience, l’étape suivante a été le coming out.

 

Je l’ai annoncé à une première amie pour commencer, puis à un ami. Pendant un moment, seules ces deux personnes étaient au courant. J’avais plein d’autres amis sur qui compter, et je le savais. Certains m’ont demandé pourquoi je ne leur avais pas dit à eux en premier. Mais ce n’est pas une question de «je te l’ai dis en premier, donc tu es mon meilleur ami», il faut juste le sentir, avoir confiance en cette personne. Je tâtais le terrain auprès des autres, pour savoir l’effet que ça leur ferait, d’avoir un ami gay. Puis j’ai pu le dire à une troisième personne, puis à une quatrième...

 

Grâce à ces amis, pour qui ça ne changeait rien, j’ai commencé à prendre confiance en moi, à le dire plus facilement, plus naturellement. Quelques temps plus tard, j’ai eu un deuxième déclic, et rapidement, j’ai mis tous mes amis au courant!

 

Aujourd’hui, tout le monde ne le sait pas, mais ce n’est plus un problème. Mon coming out a été pour moi une libération, vraiment. Le fait de vivre caché, d’éviter les sujets de conversation entre garçons sur les filles, de devoir mentir à ses parents sur ses relations, tout ça était fini! Je pense qu’une personne ne peut pas vivre éternellement cachée, c’est un poids tellement lourd à porter! En tout cas, j’encourage tout les jeunes homos à en parler!

 

L’homme a cette chance incroyable de pouvoir s’exprimer avec des mots, utilisons-la!

Dernière mise à jour : 11.12.2011

J'ai réussi à dire qui je suis

Cette force, je ne l’oublierai jamais, car elle est le signe que l’amour homosexuel est tout aussi fort que n’importe quel autre amour !

Simon, 20 ans

Grâce à ces amis, pour qui ca ne changeait rien, j’ai commençé à prendre confiance en moi, à le dire plus facilement, plus naturellement. Quelques temps plus tard, j’ai eu un deuxième déclic, et rapidement, j’ai mis tous mes amis au courant!

Maxim, 17 ans

Pour moi, ça a été très difficile de m'assumer.

Samuel, 15 ans

Il y a quelques années, jamais je n’aurais pu imaginer intégrer tous ces changements à ma partition..

Luc, 20 ans

Par rapport à d'autres homosexuels, j’ai eu beaucoup de chance, car j'ai été élevée dans un milieu favorable. Mes parents sont des gens ouverts et tolérants, ni racistes ni homophobes.

Marie, 20 ans